Aux alentours d'Espalion

Le château de Calmont d'Olt
Perché sur un piton volcanique, le château de Calmont d'Olt
surplombe de 530 m la ville d'Espalion et la vallée du Lot. Il offre une vue panoramique sur les monts d'Aubrac. C'est autour de l'an 1000 que furent connus les premiers seigneurs de Calmont.

Dès le IX° siècle, le château avait une vocation purement militaire.
Une première enceinte fut construite au XI° puis au XV° siècle.
Une deuxième enceinte fut érigée avec huit tours.
Elle commandait la route allant de Rodez à Aubrac.

Sous la direction d'un natif de Saint-Côme d'Olt, Thierry Plume, le château fait l'objet depuis des années d'une ambitieuse rénovation. Un travail, qui s'apparente au rocher de Sisyphe, dans lequel chaque pierre du site est répertoriée et rangée avant qu'on lui retrouve un emplacement. Et quel miracle lorsqu'on retrouve sous des éboulis, une clé de voûte qui donne des indications précieuses sur la physionomie du château. Les membres de l'association Remparts parviennent également à tailler les pierres avec les outils du Moyen Age.

Visiter Calmont c'est donc plonger dans le Moyen Age avec démonstrations à la clé. Lors de la visite on peut assister au maniement d'arcs, d'arbalètes, d'épées et mieux comprendre la fabrication d'une cotte de maille qui pèse 25 kg. Jeux circuits découverte en 12 épreuves d'observation pour les enfants avec remise d'un diplôme, selon leur perspicacité, page, écuyer et peut-être de chevalier du château de Calmont.

 

L'abbaye de Bonneval
L'abbaye de Bonneval abritera durant six siècles des générations de moines qui sauront se constituer un domaine s'étendant jusqu'au Gard et au Tarn.

Cet ensemble massif et fortifié se découvre au bout d'une petite route tapie au fond d'une vallée perdue et encaissée entre Laguiole et Espalion. Les remparts de l'abbaye et la fortification de leurs granges sauront les préserver des bandes de routiers dévastant le Rouergue durant la guerre de Cent Ans.

C'est à l'évêque de Cahors, fils du seigneur de Calmont-d'Olt dont les ruines du château dominent Espalion, que l'on doit la fondation de l'Abbaye Notre-Dame-de-Bonneval en 1147. Le lieu dit appelée Bonalde initialement s'est transformé en Bonneval avec le temps.

Pour sauver son âme, car même les évêques avaient bien des choses à se faire pardonner, Guillaume de Calmont fit appel à des moines cisterciens du Vivarais afin de fonder une abbaye.
A la Révolution, comme toutes les autres abbayes de France, Bonneval devient un bien national vendu à des propriétaires qui la laisseront tomber en ruine.

En 1875, dans le grand mouvement de repentance qui suit la défaite de 1870, des moniales de l'abbaye de Notre-Dame-de- Maubec dans la Drôme décident de la relever de ses ruines.

En 1878, les moniales créent une chocolaterie pour financer leurs œuvres.
Le secret de fabrication aurait été transmis par un chocolatier de Limoges dont la fille avait rejoint l'abbaye.

126 ans plus tard, les moniales suivent la règle de Saint-Benoît avec les traditions et usages de l'Ordre de Cîteaux, en quête de Dieu.

« Les sœurs chocolatières »sont toujours fidèles au poste, peut-être un peu moins nombreuses qu'autrefois mais toujours bonnes et vaillantes pour affronter leur journée qui commence à 4 h. Elles ne sont plus que 36 mais la plus jeune a 24 ans.

Si l'intérieur de l'Abbaye vous est interdit, en revanche, les sœurs vous accueillent pour la vente de leurs divins chocolats. Pour ceux qui recherchent méditation et sérénité, l'abbaye de Bonneval propose également des retraites à 23 euros par jour avec une seule obligation : respecter l'heure des repas.