Golinhac et Sénergues
Après avoir franchi le pont d'Estaing pour se
retrouver sur la rive gauche du Lot, les pèlerins empruntant
la via Podiensis se rendent à Golinhac. Ce village-étape
sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle domine les profondes
gorges du Lot. L'église de Golinhac, dédiée à Saint-Martin
est mi-romane et mi-gothique.
Dans le bourg, une croix a été travaillée
par des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle au XV° siècle.
Cette croix représente trois coquilles et un pèlerin
tenant son bourdon (bâton).
Près du village, à 684 m d'altitude,
le Puech de Regault offre un magnifique panorama sur la vallée
d'Entraygues, la Viadène, les monts d'Aubrac et d'Auvergne.
Surnommé également "la colline du regard",
on peut y voir le Plomb du Cantal (Auvergne) par beau temps.
Après Golinhac, on rejoint Conques. Tout au
long de ces 25 km séparant Golinhac de Conques, le pèlerin
traverse d'immenses prairies, des bois de châtaigniers et de
chênes. Certaines fermes abandonnées rappellent l'exode
rural qu'a subi cette région durant les Trente Glorieuses qui
virent se dépeupler les campagnes aveyronnaises. Dès
le XIXème l'immigration avait commencé quand les fermes
ne suffisaient plus à nourrir les fratries. Un frère
rallie le petit séminaire, le second file à Paris, le
troisième reste au pays. Les aveyronnais du nord ont dirigé ainsi
leurs pas vers la capitale. |
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De Golinhac à Conques, le pèlerin traverse
Campagnac et Espeyrac, bâti sur un promontoire rocheux. Selon
une légende, un pèlerin du nom de Vuitbert rendu aveugle
suite à l'agression
de routiers, aurait retrouvé la vue en invoquant Sainte-Foy.
A visiter l'église Saint-Pierre-d'Espayrac.
Sur le chemin, le château de Sénergues (ci-dessus et ci-contre) constitué d'une tour édifiée
en 1388 et d'un corps de logis du XV° siècle. L'église de Sénergues dédiée
elle aussi à Saint Martin date des XIV et XV° siècles.
En quittant Sénergues, le pèlerin emprunte un chemin jusqu'à Fontromieu qui
le mènera à Conques.
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Vers Conques
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