L'âge
d'or du pèlerinage
La période allant du XIe au XIVe siècle marque
l'âge d'Or du pèlerinage de Compostelle, certaines sources donnent
des chiffres de 500 000 pèlerins par an. Quatre voies amènent à Saint-Jacques
de Compostelle. Parmi elles : la via Podiensis qui traverse l'Aveyron.
Le pèlerinage de Compostelle
devient d'autant plus fréquenté qu'en dépit des
croisades, les portes de Jérusalem se ferment définitivement
au milieu du XIII ème siècle avec sa prise par les Turcs.
Au Moyen Age, des millions de pèlerins prirent leur bâton
et leur besace pour rejoindre la Galice. Un moine rédigea même une
sorte de guide touristique "Le Guide du Pèlerin".
De toute l'Europe, les "Jacquets" tracent
leurs routes -quatre voies principales- sur lesquelles se met en place
souvent sous l'impulsion des grandes abbayes un système d'aide
aux pèlerins avec hospices, chapelles, étapes. Il n'empêche,
le pèlerinage demeure une épreuve. Aux intempéries
succèdent les brigands bien heureux de profiter de l'aubaine
de ces braves gens en les détroussant lors de péages
imaginaires, quand ce n'est pas simplement pour les laisser pour morts.
Mais au terme de leur périple, ayant parfois
traversé l'Europe, échangé avec d'autres, souffert,
connu la solitude et les défis de l'inconnu, le pèlerin
ramasse des coquilles sur les rivages qu'il coud
sur son chapeau. Il orne parfois son bâton. Autant de signes prouvant que
c'est un homme nouveau qui rentre au pays.
La Guerre de Cent ans en France ralentit le flot. La
Réforme et son opposition aux reliques et enfin, le nationalisme
des grands royaumes, achèvent de le tarir. Le pèlerinage
de Saint-Jacques ne reprendra finalement qu'au XXe siècle.
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