Conques
Le village de Conques, au cœur de la vallée
du Dourdou a su protéger, à travers douze siècles
d'histoire, un fabuleux trésor d'orfèvrerie dont la
pièce principale est la statue reliquaire de Sainte-Foy vénérée
par des milliers de pèlerins.
Le
village, avec ses ruelles étroites et ses vieilles
maisons à pans de bois recouvertes de lauzes, s'étire à flanc
de coteau le long de la rue Charlemagne empruntée par les pèlerins
se rendant à l'abbaye de Conques.
Bâtie par les moines du X° au XII° siècle,
l'abbatiale de Conques avec son tympan représentant le Jugement
dernier et le cloître comptent parmi les plus belles réussites
de l'art roman. Classé par les Monuments historiques en 1838,
le site de Conques est désormais inscrit au Patrimoine mondial
de l'Unesco.
C'est un ermite du nom de Dadon qui s'installe vers
la fin du VIII° siècle en ce lieu propice à la méditation. |
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C'est
lui qui aurait donné au lieu le nom de Conques,
du latin concha, coquille, en raison de la configuration du site rocheux. Rejoint par d'autres moines, le moine Dadon fonde une communauté selon
la règle de Saint-Benoît. Grâce aux reliques de Sainte Foy qu'un
moine dérobe à Agen en 866, Conques devint une étape majeure sur le chemin
de Saint Jacques de Compostelle.
Du XI° au XIII° siècle, l'afflux de
pèlerins ne cessera de croître notamment sous l'influence
du "livre des miracles de Sainte-Foy". |
Conques sera alors réputée dans l'ensemble
du monde occidental. Venant du Puy-en-Velay, nombreux sont aujourd'hui
encore les marcheurs qui empruntent ce chemin historique faisant étape
au cœur du village où ils sont accueillis par les religieux.
Autrefois, les pèlerins qui se rendaient à l'abbaye
se prosternaient devant la statue reliquaire de Sainte-Foy, placée
alors dans le chœur de l'église. L'abbaye abrite aujourd'hui
un fabuleux trésor de l'an 1000. Outre la statue de Sainte Foy on
peut y voir de nombreux reliquaires recouverts d'or et d'argent, d'émaux,
de camées et pierres précieuses. |
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L'arrivée des Protestants au XVI° siècle
ruina le monastère qui fut en partie brûlé. On
doit la renaissance de Conques à Prosper Mérimée,
alors inspecteur des Monuments historiques qui réhabilita le
site dès la fin du XIX° siècle.
L'église possède une vaste nef de plus
de 20 mètres de haut.
Ses larges transepts collatéraux permettaient aux pèlerins de
déambuler à l'intérieur de l'église tout en facilitant
la circulation des personnes. Le pèlerin peut aujourd'hui de l'étage
des tribunes admirer l'architecture de l'église avec ses chapitaux historiés
ainsi que les vitraux du peintre contemporain Pierre Soulages.
Après avoir franchi
la porte du Barry rue Charlemagne, le pèlerin arrive au pont
des Roumieux enjambant le Dourdou. Le village étant dans le
fond d'une vallée, la montée est très raide pour
quitter Conques.
Direction Decazeville. Pour s'y
rendre de nombreux pèlerins empruntent la variante par Noailhac. |
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