Activation mentale du chien

AVEC LE CHIOT

1) Ne laissez pas votre chien avec des jouets qu’il peut utiliser seul.
Pour les moments d’ennui, il y a différents passe-temps, comme les faux os à ronger ou les jeux “antinoia” comme Kong : mais les jouets classiques – ballons, manches, etc… – sont des jeux “interactifs” qui doivent absolument être réalisés avec votre humain.
Le jeu, pour le chien, doit être le moment où la relation avec le propriétaire est la plus proche : le propriétaire doit donc absolument faire partie du jeu.
Un chien qui a des douzaines de balles, de jouets en caoutchouc, de manches, etc… tout comme un enfant, perdra bientôt tout intérêt pour ces articles.
Au contraire, le chien qui voit le jeu comme un moment de joie qui implique chien et maître sera de plus en plus enthousiaste et disposé à ce que chacun puisse jouer avec nous.

2) C’est le maître qui décide quand commencer et quand s’arrêter.
Le simple fait de “commencer les danses” et de décider (fermement et sans hésitation) quand il est temps de s’arrêter fait que le chien voit dans le propriétaire un supérieur hiérarchique, une étape très importante qui devrait venir “en premier” (dans le sens où elle devrait être la base) de toute tentative de formation/éducation.
Bien sûr, ce n’est pas la seule fois que nous devons être “dominants” (c’est-à-dire comme guides et maîtres) envers le chien, mais c’est “un” des moments fondamentaux. Dans la nature, c’est toujours le supérieur hiérarchique qui gère les jeux : et ceci s’applique aussi bien aux adultes (surtout papa et maman) qu’aux chiots eux-mêmes.
En observant pendant des années les jeux des portées, bien avant même qu’elles n’aient commencé à définir clairement les différentes positions hiérarchiques, j’ai pu constater que les chiots “jeux de maître” (ou ceux qui donnent lieu à plusieurs reprises à des jeux de chasse, de combat, etc.) ont tendance à prendre des positions de supériorité hiérarchique lorsque commence le classement de la meute.
Alors n’attendez pas que votre chien vous apporte la balle et vous invite au jeu : en effet, s’il le fait, ignorez-la.
Laissez passer quelques minutes : puis ramassez le ballon (ou autre jeu), appelez le chien et commencez à jouer.

3) Le jeu doit être géré en fonction de ce que nous pensons faire avec notre chien quand il sera grand.
Le jeu doit être un moment d'”union” et non de détachement : donc, avec un tout petit chiot, les jeux qui impliquent un contact physique (y compris le “combat”, géré de façon très douce) sont toujours très bons ; avec des chiots un peu plus âgés, disons trois à quatre mois, vous pouvez commencer à jouer avec des chiffons et des saucisses si le chien doit avoir un avenir dans UD, et vous pouvez utiliser le ballon avec de futurs chiens de race agility (ou autres disciplines qui demandent au chien de travailler hors de son maître).

4) Le chien ne devrait jamais en avoir assez.
Il est très important de TOUJOURS s’arrêter lorsque votre chien est au sommet de sa joie et de son excitation, sans attendre qu’il se fatigue ou même qu’il se lasse de jouer.